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96. — Robe neuve.
On ne saurait pourtant être toujours en fête, sur tout quand, pour pouvoir s'y mettre de temps à autre, il faut travailler d'arrache-pied*D'arrache-pied. Avec une ardeur que rien ne décourage..
Le lendemain des promenades à l'Exposition ou aux
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Halles, les aiguilles allaient plus grand train chez
Mme Richard. Et de la
sienne Suzette tâchait de
suivre.
La tante voulut qu'elle s'en retournât avec une robe de Paris, et emportât, avec cette robe, le talent d'en faire d'autres, comme, d'ailleurs, il avait été convenu à Fragicourt.
On acheta donc l'étoffe, dans un beau magasin, et non à la foire. Ce ne fut pas du cachemire vert-bouteille, mais une petite fantaisie*Fantaisie. Toute chose qui est moins utile qu'elle n'est curieuse par sa nouveauté. à fond bleu marine parsemé de mignonnes fleurettes blanches, artistement disposées ; quelque chose de discret et d'élégant qui convenait très bien à notre amie Suzette.
Puis Mme Richard prit son mêtre en ruban et mesura Manière de prendre mesure pour un corsage. mademoiselle : longueur du buste*Buste. Dans ce sens : partie du corps entre le cou et les hauches., largeur du dos, de la poitrine, tour de taille, longueur des bras, etc.
Et tout en la mesurant, elle lui enseignait l'art de la proportion entre les diverses pièces du patron, la grâce des lignes, le respect de la forme des tailles bien faites, la correction habile de celles qui ne le sont pas.
Cela bien répété et bien compris, Suzette, les ciseaux en main, s'exerça tant qu'il le fallut sur du papier. Et enfin, la voilà capable de tailler dans la belle étoffe bleue aux fleurettes blanches !
Comprendre est la joie de l'esprit. Elle riait, elle aurait chanté, en taillant sous l'œil de sa tante.
Questionnaire.
- — Pourquoi ne peut-on toujours être en fête ?
- — Qu'arrivait-il chez Mme Richard le lendemain des visites à l'Exposition ?
- — Que voulait la tante à l'égard de Suzette ?
- — Quelle étoffe choisit-on pour la robe ?
- — Quelles mesures furent prises pour établir le patron ?
- — Qu'enseignait la tante tout en faisant ce travail ?
- — Comment Suzette arriva-t-elle à bien établir le patron de sa robe ?
- — Pourquoi était-elle contente ?
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DÉVELOPPEMENT DES SUJETS PROPOSÉS POUR EXERCICES.
Composition.
- — Vous avez une robe à faire ; on vous laisse libre de choisir l'étoffe et de régler la confection : indiquez ce que vous adopterez pour le choix des étoffes, la coupe, la façon, la garniture, etc., etc.
SOMMAIRE. — Rappeler que vous êtes libre du choix ; — dire que vous entendez être raisonnable afin de... Rechercher quel prix vos parents peuvent mettre à la robe ; — faire dans cette somme la part de l'achat de l'étoffe, de la doublure, etc. — Quelle étoffe sera, dans ces conditions, la meilleure ; — quelle couleur, la plus agréable ? — Arrêter le choix. — Mêmes réflexions pour les autres parties de la robe. — Exposer quelle coupe, quelle mode, vous semble préférable, et pourquoi ; — quelle garniture siéra le mieux à votre âge et à votre situation. — Conclure, en récapitulant ce que vous achèterez, et justifier, en établissant le total, que vous resterez dans les limites de dépense que vous vous êtes imposées.
Économie domestique.
- — Exposer avec détail et petit mémoire à l'appui, ce que coûtera ce vêtement.
Compte du prix de revient de la robe de MARIE
AGRON.Compte du prix de revient de la robe de MARIE
AGRON.
— —— —
JUILLET..... 12 10m, 50 de cachemire à 3 fr. 75...JUILLET..... 12 10m, 50 de cachemire à 3 fr. 75...
..... doublure à ................ doublure à ...........
.......... garniture à.................. garniture à........
Fil........ pelotes à....Fil........ pelotes à....
......boutons...........boutons.....
.......... agrafes, etc....................... agrafes, etc.............
TOTAL........TOTAL........
Industrie.
- — Indiquer comment on doit prendre les mesures pour arriver à faire une robe qui aille bien.
- — Qu'est-ce que bâtir une robe, — l'essayer ?
- — Que fait-on pendant et après cette dernière opération ?
- — Pourquoi est-il utile de savoir couper coudre et raccommoder ses robes ?
(En ce qui concerne les mesures, étudier les figures de cette leçon.)
« Il importe avant tout de prendre exactement les mesures nécessaires à l'exécution du patron que l'on veut dessiner. De la précision des mesures dépendra la perfection du patron.
« Pour bien prendre les mesures d'une personne, il est bon d'examiner le corsage qu'elle porte, afin d'éviter les défauts qu'il peut avoir, et qu'on reproduirait si l'on prenait les mesures à la place exacte des coutures de ce corsage.
« On doit entourer la taille avec un ruban qu'on noue sur le côté, ce qui indique la place exacte de la ceinture. Cette précaution est absolument nécessaire quand on prend les mesures sur une robe non ajustée. Puis, à l'aide du ruban métrique, on détermine les mesures dans l'ordre indiqué au cours de la lecture, page 202 (Élève), et aux points désignés dans les figures de la leçon.
« Avant de procéder au tracé d'un patron, on fera bien d'inscrire, à l'un des angles du papier à dessin, les mesures prises, afin de les avoir continuellement sous les yeux ; puis on calculera d'avance les divisions du tour de poitrine qui sont nécessaires à l'exécution du tracé.
« Pour la jupe, on prend la longueur du devant, du milieu du devant de la ceinture au bas de la jupe, — puis la longueur du derrière, du milieu du dos, ceinture, au bas de la jupe. » (Extrait de la Méthode de couture et d'assemblage de Mme G. Schéfer, librairie Delagrave.)
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Bâtir une robe, c'est assembler les diverses pièces qu'on a découpées sur les patrons, en les faufilant ; essayer, c'est faire mettre le vêtement bâti, ou telle partie de ce vêtement, et vérifier comment l'un ou l'autre va.
Au cours de cette opération, on indique soit à la craie, soit en épinglant les parties qu'on a défaufilées, les modifications ou corrections nécessaires. (Voir le manuel ci-dessus indiqué, page 37 et suivantes.)
Les façons des robes sont coûteuses, l'achat de l'étoffe et des fournitures l'est davantage ; ce n'est donc pas une médiocre économie que de savoir couper, coudre et raccommoder ses robes, ses tabliers, ses pantalons, ses jupons, ses guimpes, ses bonnets, etc., et l'on acquerra ce talent si l'on suit avec attention les leçons données à l'école durant la leçon de travail manuel.
Dessin.
- — Dessiner, après mesures prises, et découper les patrons d'une robe pour votre poupée.
- — Marquer à l'encre ces mesures sur les diverses lignes des patrons.
(Voir les figures des pages 202, 206 (Élève) et celles du manuel de Mme Schéfer.)
